Epargne locale et soutien aux projets

Compte-rendu de la réunion du 9 décembre 2015

Présents : Yves MEVEL, Vincent CALVEZ, Jacques-Henri VANDAELE.

Présentation par Yves MEVEL de la micro assurance.
A l’instar de la microfinance, le terme « micro-assurance » désigne l’adaptation de services d’assurances à des clients, essentiellement à faibles revenus, n’ayant pas accès à des services d’assurance classiques.
La micro-assurance se présente comme un mode de gestion des risques qui vise à protéger les populations pauvres contre certains événements spécifiques, sur la base d’une mise en commun des risques et en échange du paiement régulier de primes abordables, proportionnelles à la probabilité de réalisation du risque couvert et de son coût.

Le site de la Fondation des entrepreneurs de la Cité qui proposent la micro assurance.

La discussion fait apparaître que ces prestations sont méconnues et même inconnues. PAV devrait être en capacité de diffuser cette information sur Plescop à destination des TPE en démarrage.

Yves MEVEL proposera un article pour la prochaine lettre d’information.

Compte-rendu de la réunion du 13 novembre 2015

Présents : Gérard BEAULIEU, Bruno BRAVO, Yves MEVEL, Guillaume ROUAN, Jacques-Henri VANDAELE.

Les deux idées qui méritent d’être particulièrement approfondies sont :

  • Un projet de ferme modèle, pédagogique, en permaculture.
  • Un projet de production d’énergie hydroélectrique en installant des turbines hydroélectriques sur les mini dénivelés des anciens moulins à eau.

Deux nouvelles idées se rajoutent :

  • Développer un système de micro assurances pour les exclus des assurances traditionnelles (Yves MEVEL).
  • Participer à la mise en place d’une monnaie locale complémentaire.

Décisions :

  • Organiser une visite d’une ferme modèle en permaculture.
  • Organiser une visite du moulin de Lançay à Questembert qui a installé une turbine hydroélectrique.
  • Jacques-Henri VANDAELE participe au groupe projet de MLC (Monnaie Locale Complémentaire) sur le Pays de Vannes.

Compte rendu de la réunion du Groupe de travail

Mobilisation de l’Epargne locale

Soutien aux projets « développement durable »


du jeudi 15 octobre 2015

 

Rédacteur : Jacques-Henri VANDAELE.

Ce compte-rendu est enrichi de références et d’informations potentiellement utiles pour la suite des travaux.

Présents : Bruno BRAVO, Yves LEROY, Jacques-HEconomieDévDurableenri VANDAELE.

Avec la participation experte de Michèle PIERSON, présidente d’E2S, le pôle de développement de l’Economie Sociale et Solidaire du Pays de Vannes.

Personnes absentes mais ayant exprimé leur intérêt pour l’objet du groupe de travail : Gaël MAHE, Guillaume ROUAN, Hélène NORMAND, Daniel ROUSSEAU.

Référence est faite dès le début de la réunion avec le village des alternatives pour le climat du Pays d’Auray (Alternatiba) qui se tiendra le samedi 17 octobre à Auray et à un de ces acteurs, Thierry VARLET, animateur entre autres de Breizh Barter, plateforme d’échanges non monétaires interentreprises. Ces acteurs visent les mêmes objectifs que Plescop Avec Vous sur la question de l’enjeu de relocalisation de l’économie. Des contacts seront profitables. https://alternatiba.eu/paysdauray/le-village

Postulat :

L’Economie Sociale et Solidaire (ESS) est particulièrement adaptée pour porter les initiatives de développement durable localement en impliquant les habitants.

Voir « La révolution de l’économie en 10 leçons » par Hervé DEFALVARD aux Editions de l’Atelier qui fait un démontage en règle des principes, des hypothèses et des règles de l’approche économique classique en montrant à chaque fois que les réflexions issues de l’ESS apportent une représentation alternative crédible à même de bâtir un « nouveau paradigme de l’économie en commun » (Recension d’Alternatives Economiques N°350 d’octobre 2015).

L’ESS couvre une grande diversité de structures avec un dénominateur commun : un homme (une femme) = une voix. En ce sens, ce sont des organisations démocratiques. Le pouvoir n’est pas fonction du capital détenu. Elles se caractérisent aussi par le fait que les réserves ne sont pas partageables. Les réserves doivent être réinvesties dans le développement du projet et la consolidation de la structure. Elles ne peuvent être appropriés personnellement par les apporteurs de capital.

Les diverses formes d’organisation de l’ESS sont les associations, les coopératives, les mutuelles et les fondations. Parmi les types de coopératives, on peut distinguer :

  • les SCOP, sociétés coopératives de production, dans lesquelles les associés sont les salariés ;
  • les SCIC, sociétés coopératives d’intérêt collectif, dans lesquelles les associés représentent toutes les parties prenantes au projet. Ce peuvent être les salariés, les usagers clients, une ou des collectivités territoriales ou toute personne physique ou morale liée à ce projet. Il doit y avoir au moins trois collèges.

Parmi les idées soulevées :

Constituer une CIGALES (Club d’Investisseurs pour une Gestion Alternative et Locale de l’Epargne Solidaire). http://cigales.asso.fr .

Maximum 20 cigaliers. Durée de vie : 5 ans prorogeable une fois.

Objet : prise de capital dans de petites entreprises locales et collectives et accompagnement des responsables (SARL, SCOP, SCIC, SA, association, …).

Intérêt : effet de levier auprès des banques pour obtenir des financements.

Possibilité de constituer plusieurs CIGALES pour financer un gros projet comme par exemple les éoliennes de Béganne. http://www.eolien-citoyen.fr .

Viennent de se constituer deux CIGALES, l’une à Vannes, l’autre à Elven.

Contact : Pôle E2S. Christian BILY christian.bily@wanadoo.fr .

Formaliser un ou des projets de développement durable par exemple en agriculture ou dans les énergies renouvelables :

Sur les financements, on peut distinguer :

  • L’appel à une mise de fonds volontaire par des citoyens pour amorcer un projet qui a du sens pour le territoire (sous différentes formes).
  • La possibilité d’abonder cet apport citoyen par des fonds d’investissement spécialisés de l’ESS pour de gros projets . Le fonds « Energie partagée » est ainsi intervenu dans le financement des panneaux solaires sur le bâtiment de Biocoop.
  • Voir aussi à Lorient www.bretagne-energies-citoyennes.org.
  • Le financement participatif (crowdfunding) semble aussi apporter des solutions nouvelles particulièrement intéressantes.

NB : Le réseau Taranis fédère une trentaine de porteurs de projets – associations, sociétés d’exploitation coopératives et collectivités – ayant des projets éoliens, photovoltaïques, bois énergie, micro-hydrauliques et de maîtrise de l’énergie en Bretagne. http://www.reseau-taranis.fr.

Méthode de conduite de projet :